La Bastille (disparue) Paris France
Plan Gallica

Historique
Le château de la Bastille est une forteresse dépendant du système défensif mis en place autour de la capitale à la fin du XIVe siècle à la demande de Charles V. Elle forme le pendant oriental du Louvre et domine
le faubourg Saint-Antoine au-delà du fossé de l’enceinte. Achevée vers 1380, la forteresse est un équipement purement défensif, un verrou opaque qui masque l’axe de la rue Saint-Antoine. Au XVe siècle, elle sert
d’accès réservé au roi vers l’hôtel Saint-Paul, vaste domaine royal au sud-est du quartier du Marais actuel.
L’entrée dans la capitale pour tous les autres se fait par la porte Saint-Antoine située immédiatement au nord de la forteresse.
Le renforcement en 1560 de l’enceinte médiévale par l’adjonction de bastions marque une étape importante dans l’évolution du site. Au droit de la Bastille, un bastion triangulaire isole encore plus la forteresse du faubourg. Au sud, le large fossé en eau préfigure le bassin de l’Arsenal. De l’autre côté du fossé, la convergence des principales rues du faubourg vers le pont devant la porte Saint-Antoine dessine une place irrégulière.
Celle-ci est agrandie lors des aménagements réalisés pour l’entrée à Paris de Louis XIV et de Marie-Thérèse le 26 août 1660, par une place circulaire bordée d’arbres, dégageant une porte Saint-Antoine modernisée. A cette date, l’extrémité de la rue Saint-Antoine, qui s’élargit aux pieds de la forteresse, est appelée place de la Bastille.
Source : Département Histoire de l’Architecture et Archéologie de Paris
Description
L’entrée de la Bastille s’ouvrait à l’extrémité de la rue Saint-Antoine, là où elle rencontre maintenant la rue Jacques-Cœur, ainsi que l’atteste une inscription placée sur la maison qui porte le n° 232 (lettre I sur le plan Gallica ci-dessus). Cette première entrée était libre ; au-dessus de la porte, un magasin d’armes ; dans la cour, à gauche, quelques boutiques dont la location appartenait au gouverneur ; à droite, les casernes des invalides et les écuries. On pouvait également accéder dans cette cour par les jardins de l’Arsenal.
Nous franchissons une porte, un pont-levis, et nous sommes dans la deuxième cour (U) où se trouvait à droite, regardant le nord, la maison du gouverneur. En face de cette maison, une avenue longue de quinze toises bordée à droite par des bâtiments où étaient installées les cuisines. Cette avenue, établie sur le pont dormant, jeté au-dessus des fossés, conduisait au pont-levis ; on passait devant deux corps de garde et l’on se trouvait dans la grande cour intérieure. Six tours l’environnaient ; trois à droite, du côté du faubourg, qui étaient la tour de la Comté, la tour du Trésor et celle de la Chapelle. En face, trois autres tours : de la Bazinière, de la Bertaudière et de la Liberté.
La nouvelle chapelle avait été construite près de cette tour. Six niches pratiquées dans le mur, et pouvant contenir chacune une personne, recevaient les rares prisonniers autorisés à entendre la messe. Le rectangle de la cour se fermait, du côté opposé au pont-levis de l’entrée, par un bâtiment de date récente (1761) et qui renfermait les logements de l’état-major, la salle du Conseil et la bibliothèque où l’on conservait les papiers de la Bastille (K). Un passage pratiqué dans cette construction permettait d’accéder à une seconde cour (R), plus petite que la première et appelée la cour du Puits ; deux tours à ses extrémités, celles du Puits (E) et du Coin (A) ; entre les deux tours, les logements du personnel inférieur.
Nous aurons tout dit quand nous aurons indiqué un vaste bastion qui servait de jardin au gouverneur (X), parfois de promenade à des prisonniers privilégiés et qui s étendait au delà des tours de l’est, vers le faubourg. On y accédait par un passage pratiqué entre les tours de la Comté et du Trésor.
Source : cosmovisions

- La Bastille en 1420 - Hoffbauer, Fédor
- Enceinte et tour Billy édifiées en 1380-83, cette dernière était destinée à stocker la poudre à canon fabriquée au Grand-Arsenal, elle explose en 1538. Les tours Trésors et Comté, se situaient au niveau de la station de métro Bastille excavées en 1905.
Actuels faubourg Saint-Antoine, place et boulevard de la Bastille, boulevards Henri IV et Bourdon
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Plan général de la Bastille : de l’Arsenal, des Celestins, des Dames de la visitation de Ste Marie et des environs, avec les opérations trigonométriques / fait d’après le plan général de Paris que Mr Verniquet architecte du jardin du Roi a levé par ordre de sa Majesté, par M. Mathieu, ingénieur et Méchanicien

Vue de la Bastille estampe de Israël Silvestre

[La Bastille. Coupe et intérieur d’une cellule] : [dessin] / E. Breton

Plan élévations et coupes de la Bastille / levé et dessiné par C. Caffieri ; gravé par N. Ransonnette

Plan du château royal de la Bastille : [dessin] / levé et dressé par N.S.C. Chalandat
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La Bastille en réalité augmentée AR (iphone apple)


