Ferrats (des) (rue) (disparue) Marseille
Un peu d’histoire
Il y avait à Digne, au commencement du XIV e siècle, un Nicolas des Ferrats qui figurait au nombre des principaux habitants de cette ville, mais j’ignore si sa famille fut unie par les liens du sang à celle que je vois sous le même nom à Marseille dans le XVI e siècle. Le 18 décembre 1581,1e marchand marseillais Jacques Ferrât demanda à la ville la réparation d’un dommage que certaines mesures administratives contre la peste de l’année précédente avaient fait souffrir à sa propriété près l’infirmerie de Saint-Lambert. Le 28 octobre 1582, Nicolin Ferrât fut nommé troisième consul de Marseille. L’un des moulins placés sur le point culminant de cette ville était désigné, en 1636, sous le nom de moulin de Ferrât.
En 1645, le jésuite Rigordy, missionnaire apostolique, vit à Beyrouth François Ferrât, négociant considérable qui y était établi et qui sans doute était de Marseille.
Il y avait aussi à Marseille, en 1668, un patron de barque appelé Jean Ferrât. Appartenait-il à la famille de ceux dont je viens de parler ? J’avoue mon impuissance à résoudre la question.
Pendant la peste de 1720, la rue des Ferrats fut une de celles qui fournirent le plus de victimes au fléau. —
L’échevin Moustier y présidait un jour à l’enlèvement des cadavres, et il se jouait tellement des périls qu’un cataplasme, lancé d’une fenêtre et tout fumant encore du pus d’an pestiféré, tomba sur son visage et resta collé à sa joue. L’intrépide magistrat l’enleva sans s’émouvoir, s’essuya avec son éponge à vinaigre et se remit à l’ouvrage.
On voit à la rue des Ferrats une école de garçons dirigée par les frères des écoles chrétiennes pour le quartier de Saint-Laurent. Cette école était établie près de là, dans de mauvaises conditions hygiéniques, lorsque l’administration municipale, décidée à la placer ailleurs, jeta les yeux sur trois maisons contigües de la rue des Ferrats, lesquelles appartenaient au sieur Joseph Mouren. Elle parvint à s’entendre avec ce propriétaire, et le Conseil, dans sa séance du 1 er mai 1858, vota l’acquisition des trois immeubles, au prix de 25,000 fr. La ville n’acheta guère que l’emplacement, et il lui fallut dépenser encore 24,000 fr. pour la construction de l’école.
Source : RUE DES FERRATS in "Les rues de Marseille" par Augustin Fabre 1867-1868 - Gallica
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