Deuxième porte Saint-Honoré (Paris)



Construite sous le roi Charles V en 1380 à 500 mètres plus à l’ouest que la première porte, elle a été démolie en 1636. Cette porte fortifiée était constituée par une bastille formant saillie en avant de la muraille, surmontée de tourelles ; le passage se faisait sous une voûte de 18 m de long. L’entrée côté faubourg était protégée par un double pont-levis (charretier et piétonnier) donnant sur un pont franchissant deux fossés, d’abord un en eau de 30 m de large puis un second sec de 15 m, avec une avant-porte entre les deux fossés (les plans de 1552, Quesnel de 1609 et Mérian de 1615 la représentent assez fidèlement). L’ensemble s’allongeait sur 90 m de longueur, jusqu’à la rue de l’Échelle (ancienne « rue des Fossés »), qui est l’ancien chemin de ronde au-delà des fossés.

Guerre de cent ans - Jeanne d’Arc

Après le sacre de Charles VII à Reims, Jeanne d’Arc se dirige sur Paris pour délivrer la ville alors aux mains des Anglais. Le 15 août 1429, elle combat à Montépilloy et loge le 3 septembre dans le village de la Chapelle avec les ducs d’Alençon et de Bourbon, les comtes de Vendôme et de Laval, les maréchaux Gilles de Rais et Lahire et leurs troupes. Après avoir effectué pendant plusieurs jours des reconnaissances et des escarmouches sur diverses portes de Paris, Jeanne d’Arc pria dans la chapelle Sainte-Geneviève avant de donner l’assaut à Paris.

Le jeudi 8 septembre 1429, au petit matin, Jeanne d’Arc, le duc d’Alençon, les maréchaux Gilles de Rais et Jean de Brosse de Boussac partent du village de la Chapelle et installent des couleuvrines sur la butte Saint-Roch pour soutenir l’attaque contre la porte Saint-Honoré. Michelet, dans son Histoire de France, relate comment « elle [Jeanne Darc (sic)] ne s’était pas fait scrupule de donner l’assaut le jour de la Nativité Notre-Dame (8 septembre) ; la pieuse ville de Paris en avait été fort scandalisée ». Tentant de franchir le fossé en eau devant la porte, Jeanne d’Arc fut blessée d’un carreau d’arbalète à la cuisse.
(cf plaque au mitoyen des nos 161 et 163 de la rue Saint-Honoré, due au sculpteur Maxime Real del Sarte ; une seconde plaque identique se trouve dans la cour du no 15 de la rue de Richelieu, à l’emplacement où Jeanne fut blessée). Jeanne fut ramenée à son logis de la Chapelle. Bien qu’elle eût souhaité reprendre l’attaque de Paris, le roi lui donna ordre de se replier sur l’abbaye de Saint-Denis.

Guerres de religion

Le 12 mai 1588, les troupes royales d’Henri III y firent leur entrée dans Paris contre la Ligue catholique.

Le 20 janvier 1591, à 3 h du matin, des soldats d’Henri IV échouèrent à s’emparer de la porte, malgré leur déguisement en paysans menant des charrettes de farines (journée des Farines).





Le quartier Saint-Jean de Marseille : destin tragique

12 Avril 1871 - chute de la colonne Vendôme

Second siège de Paris :
La commune décide la destruction de la colonne Vendôme.
« La Commune de Paris, (…)

MATHURIN HENRIO, plus jeune compagnon de la libération (à titre posthume). Tué à 14 ans

16 Avril 1929 - Baud (56150 MORBIHAN FRANCE) Décédé le 10 Février 1944 - Baud (56150 MORBIHAN FRANCE) Compagnon de (…)