Cap 3

voie royale
L’axe historique qui relie le louvre et les tuileries aux chateaux de l’ouest parisien prend timidement forme. Sous le règne du roi Louis XIV, il devient le passage obligé des équipages royaux traversant la petite colline de Chantecoq (sur le territoire de la commune de Puteaux), en vue d’aller chasser dans la forêt de Saint-Germain.
Le ministre Colbert convint Louis XIV d’aménager les Tuileries. André Le Nôtre devait passer à la postérité en redessinant les jardins et en imposant son style « à la française ». Le sens des perspectives étant désormais chose acquise, Le Nôtre initie une voie nouvelle, partant du jardin des Tuileries jusqu’à la butte de Chaillot.
Dans son élan visionnaire, il aurait souhaité poursuivre cette perspective jusqu’à la colline de Chantecoq. Mais à l’époque, l’insalubrité de la ville ne sied guerre à la monarchie, qui préfère s’exiler dans le décorum beaucoup plus chatoyant de Versailles. L’axe devra attendre la mort de Louis XIV en 1715 et l’avènement de Louis XV qui décide de poursuivre une série d’aménagements.
Le Marquis de Mérigny, Directeur Général des Bâtiments du Roi, relève le défi en commençant par le grand terrain vague entre les Tuileries et les Champs-Elysées, qu’il transforme en une immense place dédiée au souverain. C’est l’actuelle place de la Concorde.
Approchez-vous du plan
Observez la voy royale, représentée par un trait rose. Elle débute en bas à droite, à la grille des Tuileries. Elle passe par la place de l’étoile, file vers Neuilly par la porte Maillot, franchit la Seine, remonte la rive de Courbevoie avec sa caserne où elle s’incurve au niveau du rond point de Chantecoq, pour prendre la direction de la boulle de Nanterre, puis Rueil-Malmaison et une autre caserne ... elle aussi peuplée de gardes Suisses. Mais que font ici ces montagnards ?


