Paul Ducournau par Jean Plancke

Nous avons eu le privilège de vivre auprès de Paul Ducournau la Campagne de libération.
Il faut accorder à cette Campagne un caractère exceptionnel, dont l’histoire n’offre que peu d’exemples. Après les sombres et humiliantes années d’occupation, l’Armée d’Afrique, en débarquant de vive force sur le sol de Provence et en chassant l’occupant, lavait l’honneur et rendait aux Français leur France et la liberté.
Pour ceux qui ne l’ont pas vécue, il faut encore porter témoignage de cette époque difficile à imaginer. Ce pays respirait un air frais et nouveau, retrouvait malgré les malheurs subis sa capacité de santé et de bonheur dans un élan irrésistible. Le printemps rayonnait après un terrible hiver.
Grâce à l’aide Alliée, au coude à coude avec les Américains, l’Armée d’Afrique venait de débarquer. En tête de pont du Cap Nègre au Rayol, le Groupe de Commandos d’Afrique du Colonel Bouvet ; au 1er Commando, le Capitaine Ducournau.
Ses camarades de combat n’ont jamais oublié, l’extraordinaire exemple qu’il était pour eux dans ses actions audacieuses et bien conduites, vers d’incroyables succès, comme la part de notre Unité de Choc dans la libération de Toulon, et en particulier la neutralisation des batteries de Mauvannes, et l’assaut du Coudon ; son Fort porte aujourd’hui le nom d’un des nôtres : le Lieutenant Girardon, tombé en combattant sur ses remparts.
Un merveilleux enthousiasme, à la suite du Capitaine Ducournau, entraînait les jeunes hommes que nous étions dans ces rudes et brillantes opérations.
La libération minutieuse, les improvisations tactiques heureuses, la qualité technique des équipements rendaient notre Unité très efficace, sans doute, mais plus encore était elle portée, par la réalisation ardemment attendue des combats de Libération, et trouvait elle sa force victorieuse dans l’estime partagée des soldats et des chefs, tous volontaires.
C’est la mémoire d’un de ces chefs exceptionnels que nous saluons et que nous honorons, en la personne du Général Paul Ducournau, grand homme de guerre, grand chef, et homme, tout simplement, que ceux qui l’on connu ont servi avec passion, comme lui-même avait choisi de servir son Pays.

Le quartier Saint-Jean de Marseille : destin tragique

MATHURIN HENRIO, plus jeune compagnon de la libération (à titre posthume). Tué à 14 ans

16 Avril 1929 - Baud (56150 MORBIHAN FRANCE) Décédé le 10 Février 1944 - Baud (56150 MORBIHAN FRANCE) Compagnon de (…)