Capsule fantassin français - Bataille de l’Ourcq - Multien (1914)

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19140906 CHAMBRY

Rendez-vous compte. Depuis le 26 aout, Français et anglais effectuent une grande retraite depuis la Belgique où ils étaient en infériorité numérique face aux allemands. C’était la bataille des frontières.
Le 3 septembre, des observateurs français (le lieutenant Juin, et l’aviateur Prot) rendent compte : des colonnes de 6 à 8 km de long sont vues vers Nanteuil, Betz, Douy-la-Ramée. Délaissant Paris. Les allemands courent sus à l’ennemi et font route vers le sud-est. Ce faisant, ils pretent le flanc à l’armée qui défend Paris. Ce que voyant, le 4 septembre, le général Gallieni, prescrit au général Maunoury « de porter son armée en avant dans le flanc de l’ennemi […].
C’est le signal de l’offensive à venir qui est avalisée le 6 septembre par le général en chef des armées françaises, Joffre, qui donne l’ordre de l’offensive générale, de Meaux à Verdun.
Dès 6 h, les Marocains, renforcés par les chasseurs d’Afrique et les zouaves, laissent derrière eux les collines de Goële et remontent vers celles de Varreddes par Chambry, direction la cote 107.
La bataille, meurtrière, durera toute la journée, en rase campagne et vers Chambry et son cimetière, qui sert de fortin, avec des meurtrières creusées dans son mur est. Les mitrailleuses allemandes crépitent et un duel d’artillerie oppose les canons de 105 allemands abrités derrière les côtes de Varreddes et les canons de 75 français disposés en ligne entre Crégy et Barcy-Marcilly.
Le soir, la ligne de front est stabilisée sur ces positions.


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