Château de La Planchette Courcelles

L’histoire de ce château est intimement liée à celle de l’ancien hameau de Courcelles (une dépendance de la seigneurie de Clichy) et a donné son nom à la célèbre rue de Courcelles à Paris, qui n’était autre à l’origine que le « chemin de la Planchette à Courcelles ».

La seigneurie sous l’Ancien Régime (XVIe - XVIIIe siècles)

1528 :

Le roi François Ier fait don du domaine et du château de la Planchette à un noble nommé Adrien de Courcelles. À cette époque, le domaine se situe en pleine campagne, voisin du petit hameau de Courcelles et rattaché à la seigneurie de Clichy.

Le tracé historique :

Pour se rendre de sa propriété au Palais du Louvre, Adrien de Courcelles emprunte un axe direct. Ce tracé champêtre devient le « chemin de la Planchette à Courcelles », qui formera des siècles plus tard la rue de Courcelles (entre les actuels VIIIe et XVIIe arrondissements de Paris) et la rue du Faubourg-Saint-Honoré.

Début du XVIIe siècle :

Le secteur fait partie des espaces ruraux situés aux marges de Paris, entre Clichy, Courcelles, Neuilly et les Ternes.

Une source historique consacrée aux résidences recherchées par Louis XIII rapporte qu’ à la fin de 1616, le roi acheta dans cette zone trois petites maisons ou propriétés désignées sous les noms de « Courcelles », « la Planchette » et « les Ternes ». Il y séjourna à plusieurs reprises en décembre 1616.

Début du XVIIIe siècle :

Le domaine est réaménagé. Le château de la Planchette est alors une importante propriété bourgeoise et seigneuriale entourée d’un vaste parc arboré. Il coexiste avec le hameau de Courcelles qui se développe le long du chemin reliant Clichy à Neuilly.

Les sources locales de Levallois indiquent qu’avant son démembrement, l’ensemble aurait représenté près de 35 hectares.

Après le décès de son propriétaire, identifié dans ces sources comme le duc de la Brieffe, le vaste domaine fut démantelé.

En 1806, Jean Bérenger (1773-1850), futur comte de l’Empire, conseiller d’État et personnalité importante du régime napoléonien, achète une propriété située au lieu-dit La Planchette, alors sur le territoire de Clichy-la-Garenne, dans le hameau de Courcelles.

Le démantèlement du domaine au XIXe siècle

1822 :

La pression foncière aux portes de Paris commence à morceler la région. Les terres de la Planchette sont alors rattachées à Clichy, tandis que les propriétés voisines forment le « Champ Perret », rattaché à Neuilly.

1845 :

L’aménageur Nicolas Levallois entreprend le lotissement massif des terrains agricoles et des parcelles des anciens domaines (dont la Planchette). Les premières habitations du nouveau village sont construites précisément à l’angle du chemin de Courcelles.

1866 :

La commune de Levallois-Perret est officiellement créée. Elle englobe définitivement l’ancien hameau de Courcelles et l’ensemble du domaine de la Planchette.

Du "Petit Château" au parc public contemporain

1924 :

Le gigantesque parc arboré du château est racheté par la municipalité et ouvert au public pour devenir le poumon vert de la ville. Il porte encore aujourd’hui le nom de Parc de la Planchette.
(https://fr.wikipedia.org/wiki/Parc_de_la_Planchette),

XXe siècle ("Le Petit Château") :

Le corps de bâtiment restant du domaine, surnommé le « petit château de la Planchette », change plusieurs fois de destination. Il abrite un temps un important musée d’Histoire naturelle régional avant que ses collections ne soient transférées à Amiens en 1947.

1947 à nos jours :

La municipalité transforme la bâtisse historique en foyer et club communal pour les anciens (le Club de la Planchette, officiellement inauguré après restauration en 1984), pérennisant l’usage social de ce vestige de l’Ancien Régime au cœur de la ville moderne.

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