Batterie de Chef de Baie

Le promontoire de la pointe de Chef de Baie était occupé par un fort royal qui fut détruit après le siège de La Rochelle en 1628 ordonné par Richelieu. Le site fut ensuite aménagé par la mise en place de retranchement pour six canons. Entre 1690 et 1692, l’ingénieur de marine Ferry réaménagea le site. Il installa également en 1695 une batterie de canons à la pointe des Minimes en face. Les deux batteries en croisant leurs feux interdisaient l’entrée du port de La Rochelle.
Il faut attendre 1703 pour voir un nouveau projet, réalisé par l’ingénieur Rousselot, d’après le dessin original de Vauban. Il consiste en la construction d’une redoute, véritable réduit défensif composé d’une tour centrale carrée à deux niveaux, dont le rez-de-chaussée voûté sert de citerne et de magasin. Sur chacune des faces, un unique mâchicoulis sur arc assure le flanquement du pied d’escarpe.
De nouveaux bâtiments aux XIXe et XXe siècles
Un corps de garde défensif modèle 1846 est construit en avant de la tour. Le dispositif est complété peu avant le début de la Seconde Guerre mondiale par quatre emplacements pour canons de 240 mm et d’une soute à munitions modernes. Alors que le site est intégré dans le Mur de l’Atlantique, des bunkers et des baraquements sont ajoutés par les Allemands. Onze résistants y ont été fusillés. Chef-de-Baie est à la Libération occupé par la Marine Nationale.

