Redoute des Hautes-Bruyères
La redoute des Hautes-Bruyères est un ouvrage militaire désaffecté, qui se situe sur le territoire de la commune de Villejuif, dans le Val-de-Marne.
Au cours de la première moitié du XIXe siècle, Paris se dote d’une ceinture de forts afin de se défendre, dont le fort de Montrouge, le fort d’Ivry et le fort de Bicêtre.
À la suite de l’augmentation de la portée des canons, et dans le contexte de la guerre franco-allemande de 1870, la création de la redoute des Hautes-Bruyères fut ordonnée pour protéger le fort de Bicêtre et compléter ainsi la défense de Paris. Sa construction débute en août 1870.
Elle est occupée par les communards et sert à protéger le fort de Bicêtre, à bombarder la plaine alentour, notamment les villages d’Arcueil-Cachan et de l’Haÿ et à contrôler la route d’Orléans. C’est également là qu’est fusillé Émile Thibaut — événement dénoncé par Maxime Du Camp comme une injustice inique : on met à mort un pauvre garçon afin d’expliquer par une prétendue trahison les échecs militaires de la Commune. La redoute est reprise par les républicains le 25 mai, et le fort de Bicêtre le surlendemain.
Des casemates y sont construites en 1874.
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