Barrière de Passy



La barrière de Passy était une barrière d’octroi de l’enceinte des Fermiers généraux.
La barrière de Passy placée sur le chemin de Paris à Versailles était un point de passage important.

Description

La barrière était un édifice carré comprenant 12 colonnes, 2 arcs, 4 frontons et orné de 2 statues personnifiant la Normandie et la Bretagne. Elle était doublée par une barrière d’eau sur la Seine ou patache. Elle fut détruite après le report du mur d’octroi du mur des Fermiers généraux à l’enceinte de Thiers en 1860.
Nommée « barrière de la Conférence », parce qu’elle remplaçait l’ancienne barrière d’octroi de la Conférence qui était située près de l’actuelle place de l’Alma, ou « barrière des Bonshommes » ou « des Minimes » en raison de la proximité du couvent des Minimes ou des Bonshommes supprimé en 1790, elle prit ensuite le nom de « barrière de Passy » car elle était à la limite de la commune de Passy et à l’entrée du quai de Passy.

Historique

Parmi les barrières incendiées les 12 et 13 juillet 1789, la barrière de Passy fut l’une des plus endommagées.

À la suite des émeutes des 12 au 15 juillet 1789, Louis XVI annonce le 16 juillet qu’il rappellera Necker et décide de venir à Paris pour apaiser la capitale. Il arrive le vendredi 17 à la barrière de Passy, où il est reçu par La Fayette, commandant de la milice parisienne récemment organisée, et par le maire de Paris Jean Sylvain Bailly, nommé le 15, qui lui présente les clés de la ville offertes jadis à Henri IV en prononçant ces paroles : « Ce bon roi avait conquis son peuple, c’est aujourd’hui le peuple qui a reconquis son roi ! » Le cortège se rend ensuite à pied à l’hôtel de ville.

Le 5 octobre 1789, le refus du roi de donner son assentiment complet à la Déclaration des droits de l’homme et aux articles constitutionnels présentés, une rumeur portant sur une menace d’enlèvement du roi et la disette régnant à Paris, entrainent une émeute à la suite de laquelle des bandes de femmes se rendent à Versailles en passant par la barrière de Passy. Les émeutières sont suivies par Lafayette, à la tête de la milice chargée de prévenir une insurrection et de protéger la famille royale. Le lendemain, 6 octobre, au soir, le roi, la reine, le dauphin et la famille royale, accompagnés de 100 députés et de la foule parisienne, entre à Paris par la barrière de Passy aux cris de « Nous ramenons le boulanger, la boulangère et le petit mitron ! ».

Fermiers généraux

LES ARTICLES DIRECTES

Vue de la Barrière des Bonshommes à Paris, avant destruction Photographie d’A. Gouviot, vers 1859, Bibliothèque historique de la ville de Paris.

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