Atlas de Trudaine

Les atlas des routes de France dits atlas de Trudaine constituent une collection unique et homogène de 62 volumes totalisant plus de 3 000 planches manuscrites soigneusement aquarellées.
Réalisés entre 1745 et 1780 sur ordre de Charles Daniel Trudaine, administrateur des Ponts et Chaussées, ils comportent les routes faites ou à faire (et leurs abords immédiats) dans les vingt-deux généralités des pays d’élections régies par des intendants.

Les pays d’états (Bourgogne, Provence, Languedoc et Bretagne) ainsi que les pays d’imposition (régions frontalières conquises sous Louis XIV) sont exclus de cette couverture cartographique, sauf la généralité de Metz (trois atlas) et le Haut-Cambrésis (trois atlas aussi).

Ces atlas forment une documentation précieuse et très recherchée sur les paysages français du XVIIIe siècle.

Réalisation

L’atlas est réalisé sous l’égide de deux administrateurs chevronnés dans le domaine des ponts et chaussées : Daniel-Charles Trudaine, parfois dit « Le Grand Trudaine » (1703 -1769), et son fils, Jean-Charles Philibert Trudaine de Montigny (1733-1777). Ce travail considérable n’est pas uniquement familial puisqu’il a nécessité la mobilisation de nombreux dessinateurs et ingénieurs, dont le plus connu est Jean-Rodolphe Perronet (1708-1794), qui accède au statut de chef du bureau des dessinateurs en 1747 et occupe la direction de l’École royale des ponts et chaussées jusqu’en 1794.

Les ingénieurs effectuent des opérations de levée qui aboutissent à la réalisation d’une minute. Les travaux de terrain font notamment appel au principe de la triangulation, ce qui permet d’obtenir un positionnement très précis des lieux. Ce procédé n’est appliqué qu’à des points fixes majeurs du territoire, comme les clochers ou les tours. À la fin des années 1740, le travail de cartographie est entamé et les plans sont peu nombreux. Les minutes sont envoyées à Paris afin que le dessin final des cartes soit pris en charge par des dessinateurs spécialisés.

Contenu

Beaucoup plus précis que les cartes de Cassini (dix fois plus), l’Atlas indique non seulement les routes existantes, mais aussi tous les projets routiers en préparation ou mis à l’étude à l’époque.

Les routes sont finement dessinées avec leurs abords immédiats et le détail de certains ouvrages d’art.

L’unité géographique et administrative de base est la « généralité » (qui désigne à l’époque une circonscription financière administrée par un représentant du roi, l’intendant) où l’État est responsable de la répartition et de la levée des impôts (perception de la corvée royale) ainsi que de la gestion des routes[4]. Toute la France n’a cependant pas été cartographiée : des lacunes subsistent dans certaines zones cartographiées et il manque également les pays d’imposition conquis aux frontières par Louis XIV, à l’exception de la généralité de Metz (trois atlas) et du Haut-Cambrésis (trois atlas aussi) qui ont fait l’objet d’une cartographie détaillée (peut-être pour des raisons de priorité militaire).
Certaines généralités telles que celle de Rennes ne figurent pas dans l’atlas car il s’agit de pays d’État, qui sont administrés de manière indépendante et disposent d’une autonomie fiscale leur permettant de gérer elles-mêmes l’entretien des routes.

LES ARTICLES DE LA RUBRIQUE


LES RUBRIQUES DE LA RUBRIQUE


Généralité de Paris - Atlas de Trudaine - XVIIIe siècle

Lire la suite

Atlas de Trudaine pour la généralité d’Alençon.

Lire la suite

Atlas de Trudaine pour la "Généralité d’Amiens.

Lire la suite



Le quartier Saint-Jean de Marseille : destin tragique

MATHURIN HENRIO, plus jeune compagnon de la libération (à titre posthume). Tué à 14 ans

16 Avril 1929 - Baud (56150 MORBIHAN FRANCE) Décédé le 10 Février 1944 - Baud (56150 MORBIHAN FRANCE) Compagnon de (…)